29 Janvier 2019

Geico

Le projet GEICO soutient le développement d’équipements et technologies, made in France, pour les satellites relayant la télévision et des connections multimédias. Il s’inscrit dans la mission du CNES en faveur de la compétitivité de l’industrie nationale.

En orbite géostationnaire autour de la Terre, la grande majorité des satellites de télécommunication diffusent la télévision et/ou établissent des communications bidirectionnelles (Internet, par exemple). Pour ce faire, ils sont équipés :

  • d’antennes situées sur leur face Terre et faces latérales pour capter les signaux venant du sol (voie montante / Sol-Satellite) et les renvoyer vers l’utilisateur (voie descendante / Satellite-Utilisateur)
  • de répéteurs (appelés aussi transpondeurs) qui amplifient les signaux reçus d’un facteur de 109 à 1012 et changent les fréquences de sorties afin d’éviter les interférences entre les signaux montants et descendants
  • parfois d’un processeur numérique —intégré au répéteur— qui modifie les signaux ou leur agencement entre voie montante et voie descendante.

L’objectif du projet GEICO (GEnéricité et Innovation pour la COmpétitivité) lancé en 2013 est de soutenir l’amélioration de ces équipements et technologies développés par l’industrie française. Il est dédié au cœur de gamme des satellites de télécommunication, à savoir ceux diffusant la télévision et assurant des liens de communications à moyen débit et opérant en bandes C, Ku et Ka. GEICO est complémentaire du projet THD-Sat centré sur le développement des briques technologiques pour des services à Internet très haut débit, des projets FLIP et FAST, mais aussi de Neosat dédié au développement d’une nouvelle génération de plateforme pour les satellites de télécommunications.

Les activités menées au sein de GEICO sont définies conjointement par le CNES et l’industrie. Elles ciblent les antennes, les répéteurs, les méthodes (logiciels de simulation, méthodes d’assemblage et test…), ainsi que les technologies transverses et l’architecture des charges utiles. Ces développements sont réalisés et cofinancés par l’industrie. Le projet vise une maturité des produits pour commercialisation voire, si possible, utilisation en orbite avant fin 2020.